Auteur Sujet: OPEX REFORGER Publique du 27/02/2026  (Lu 1901 fois)

Cornac

  • Sergent
  • Hero Member
  • *
  • Messages: 3318
  • Close Air Support
Re : OPEX REFORGER Publique du 27/02/2026
« Réponse #30 le: 28 Février 2026, 19:13:18 »
NOIR

GV2 pourvoyeur dans Noir 3 binôme AC (SMAW) A/O de Nusra

Une bonne soirée d'appui au profit de l'INF au contact. APSO avec les VHL en dotation.
T0 : sur base la dotation est faite dans le calme Bapt ayant pris les choses en main très tôt.
T1 : APP sur lisières de ville. Une séquence qui permet d'identifier avec le recul de la position la dynamique des ops en ZURB. Procédures radio, baptême TRN, INT des axes, rôle d'un bouchon AC Vs QRF, etc.
T2 : déploiement dynamique vers les localités du sud à RECO. Dépose de l'INF avant de pénétrer en ville en premier ? Nous tombons ensuite sur un barrage ENI. Du rôle des VHL légers blindés et armés en ouverture d'itinéraire. LOG pour ériger le notre.
T3 : Mise en place sur les hauteurs pour INT et RENS au profit de JAUNE qui doit s'EMP de la localité suivante. APP 12,7 sur VHL. Au moment du repli de JAUNE avec notre camion léger exposé et vulnérable en recueil de l'INF un BTR apparait sur l'axe au loin > 1Km. Prise en compte MIT mais ce dernier fait heureusement 1/2 tour. RETEX sur les phase critiques de rembarquement qui doivent faire l'objet de précautions particulières : manœuvre préalable pour se mettre au bon cap retour, masquage si possible avec TRN, bâti urbain, FUM, etc. Limiter au maximum le temps d'immobilisation du VHL et le regroupement des pax au c... du camion.
T4 : RTB RAS. Harcelé au passage en ZURB avant BTAC par ENI résiduel.

RETEX AC : le Mk 153 Shoulder-Launched Multipurpose Assault Weapon (SMAW) est une arme polyvalente qui mérite d'être exploitée IG au regard de son emploi tactique potentiel : AC basique bien évidemment mais aussi anti-infrastructure (thermobarique). Le rôle du binôme dédié peut être revisité dans un contexte de haute intensité. Son optique moderne permet de toucher plus efficacement les objectifs visés jusqu'à 600m environ. Il est certes + lourd et pénalisant sur de longs trajets pédestres si l'on veut emmener plusieurs coups dans les sacs. La mise en place du binôme doit faire l'objet d'un briefing spécifique du CdG qui place son atout tactique sur les points clés du TRN pour RENS/APP/INT etc.




Batyuk

  • Recrue
  • Jr. Member
  • *
  • Messages: 71
  • Si vis pacem, para bellum
Re : OPEX REFORGER Publique du 27/02/2026
« Réponse #31 le: Aujourd'hui à 16:46:25 »
COMPTE RENDU DE FIN DE MISSION (CRFM) – 27 02 26 - OPÉRATION "SILLAGE D'OCHRE"

Unité : SGTIA (Sous-Groupement Tactique Interarmes) – 19 PAX
Dispositif :

CDO : BAPTMAN
Groupe d'Infanterie d'Assaut (Jaune / 300 + 600)
Groupe d'appuie (Noire / 300+600)
Groupe d'Appui-Commandement (Blanc / 300+600)

Composition Groupe 600 (Blanc) :
Chef de Groupe : BAPTMAN (CDO/CDG)
Chef d'Équipe : NOMAD
Grenadier Voltigeur 1 : BATYUK
Grenadier Voltigeur 2 : CHRIS

Conditions METOC : Ciel clair, visibilité optimale (> 5km), vent modéré.
Zone d'Opération (AO) : Secteur RASMAN, BASTAM, IMARAT (Takistan Nord).

Objectifs Opérationnels :
- Contrôle de zone et sécurisation de la localité de RASMAN.
- Reconnaissance d'axe et patrouille sur les nœuds routiers de BASTAM.
- Mise en place d'un bouchon de zone (barrage) sur l'axe BASTAM -> IMARAT.
- Optionnel : Saisie de l'objectif IMARAT.


Crédit photographique : BATYUK - "Une fumée s'élève au dessus de RASMAN, un BTR vient de disparaitre"


*L'infiltration débute par une longue approche pédestre. Pas de blindage pour nous protéger, juste le cuir de nos rangers et le poids des sacs qui pèse un peu plus à chaque foulée dans la poussière ocre.

On progresse en silence, l'oreille tendue vers le moindre bruit suspect, les yeux balayant les crêtes.

Une fois en position d'appui au Sud de Rasman, le temps semble se figer. Pendant près de trente minutes, nous devenons les spectateurs invisibles de la ville. C'est une phase d'attente nerveuse, rythmée par l'observation minutieuse des optiques.
On voit passer des silhouettes, des PAX isolés qui se faufilent entre les bâtis à la limite de notre portée pratique. Quelques échanges de tirs sporadiques déchirent le silence, suivis de longs moments d'immobilité où l'on scrute les alliés de l'élément NOIR qui manœuvrent plus au Nord.
On est là, figés dans les rocailles, à filtrer l'horizon jusqu'à ce que la rétine brûle sous l'effet de la réverbération. On attend le feu vert, on traite quelques contacts lointains, on rend compte. C'est le métier de base : durer pour rassurer l'échelon d'assaut.

Puis, vient l'ordre de bascule. On quitte l'espace ouvert pour s'engouffrer dans Rasman. Immédiatement, le monde se rétrécit. La vue panoramique disparaît au profit de secteurs hachés, de coins de portes et de fenêtres sombres. La tension remonte d'un cran.

C’est dans cette transition qu'un coup de feu claque, trop près. L'impact touche 300 Blanc. L'instinct prend le dessus, on se plaque contre les murs, le souffle court. Dans l'immédiat, personne n'a vu d'où ça venait.
On ne voit pas Jaune, on ne voit pas d'ENI. La première pensée, celle qui vous glace, c'est l'infiltration : un insurgé s'est glissé dans l'angle mort, entre nos deux groupes. On cherche cette "cible fantôme" dans chaque recoin, l'index sur la détente, prêt à engager ce qui bouge entre nous et les alliés.
Ce n'est qu'après une levée de doute tendue, par les comptes-rendus radio croisés, que la vérité tombe : c'était un tir fratricide.
Pas d'ennemi dans l'intervalle, juste une erreur d'identification dans le labyrinthe de pisé.
On évacue la frustration, on sécurise les blessés, et on reprend la progression.

Le calme est revenu, mais la méfiance, elle, reste chevillée au corps.*



Phase 0 : Reconditionnement et mise en place
Intégration au sein de l'élément 600 BLANC. Perception des dotations réglementaires et de l'armement anti-char (AT). Briefing tactique sur zone : atmosphère de haute concentration. Mise en condition finale sous le vent du Nord.

Phase 1 : Interdiction Sud et sécurisation de RASMAN
Infiltration pédestre sur 500m. Mission d'interdiction sur le flanc Sud de l'objectif. Appui mutuel au profit de l'élément NOIR (échelon soutien) positionné en lisière Nord. Pendant que Jaune procède à l'INVEX (Investissement) systématique des bâtis, Blanc verrouille les axes pour prévenir tout renfort adverse.
Progression vers le carrefour (Charlie). Reconnaissance de la zone boisée adjacente pour lever les doutes sur une éventuelle infiltration ennemie.
Incident de tir : Lors de la progression urbaine, un tir fratricide (Blue-on-Blue) émanant de l'élément Jaune impacte le 300 Blanc par méprise d'identification. Prise en compte sanitaire immédiate, bilan stabilisé, poursuite de la mission après réarticulation.

Phase 2 : Réarticulation motorisée et appui au contact
Embarquement rapide en PL. Déploiement sur le second nœud routier pour une patrouille de sécurisation. Engagement ultérieur lointain de l'élément NOIR au contact d'un barrage ennemi lourdement armé. Blanc se porte en renfort d'urgence à marche forcée. Sécurisation des compounds périphériques pour figer le dispositif adverse et permettre à NOIR de manœuvrer. RAS SAN.

Phase 3 : Saisie de l'Objectif IMARAT (OSCAR 2)
Infiltration discrète et saisie de points hauts dans la zone rocheuse dominant IMARAT (500m). Mise en place d'une embuscade en attendant la jonction avec JAUNE (Assaut) et NOIR (Appui).
Découverte par l'ENI entraînant une ouverture du feu prématurée. Blanc maintient une discipline de feu stricte, puis déclenche un tir de saturation pour fixer l'attention de l'ennemi et masquer la progression de Jaune en fond de vallée. Plusieurs personnels ennemis neutralisés.
Lors de l'investissement final par Jaune, Blanc effectue un report de tir sur le flanc gauche pour éviter tout nouvel incident fratricide. Alerte BTR confirmée sur zone (visuel fugace), l'engin adverse décroche face à la pression du dispositif. RTB (Retour Base) sous couverture fumigène.


Bilan de mission :
- Succès tactique : 100% (Tous les points de contrôle saisis).
- Bilan SAN : 0 perte côté 600 / 1 blessé lourd (traité) côté 300 suite incident de tir.

Points Forts :
- Qualité de manœuvre de l'élément BLANC : Malgré un volume de feu inférieur aux autres groupes, nous avons fait preuve d'une rigueur tactique exemplaire. Fluidité des déplacements, réactivité face aux imprévus et silence radio maîtrisé.
- Réactivité individuelle : En tant que GV1, application stricte des fondamentaux de combat, clarté des prises de décision et absence d'hésitation au contact.

Axes d’amélioration :
- Identification IFF en milieu urbain (ZURB) : L'effet tunnel inhérent au rôle de GV en zone dense nécessite une dépendance accrue au CDE/CDG. Pour pallier les risques de tir fratricide lors de progressions imbriquées, le marquage systématique par fumigènes de couleur ou signaux de reconnaissance doit probablement être imposé ? particulièrement lors des manœuvres proches des éléments en posture statique/guet (couverture sur les 360).
- Collationnement des ordres : Nécessité de systématiser la répétition des ordres (Talk-back) au sein de l'équipe Cela garantit l'acquisition de l'information malgré la saturation acoustique des combats et permet une meilleure liaison visuelle entre les équipiers. A continuer.

Conclusion :
Mission caractérisée par une immersion de haute qualité et un "beau jeu" tactique. La réussite de l'opération souligne qu'une performance militaire ne se mesure pas uniquement au volume de munitions consommé, mais à la précision de la manœuvre et à la cohésion interarmes.
Équipement reconditionné, prêt pour la prochaine extraction !
« Modifié: Aujourd'hui à 16:59:56 par Batyuk »